La licence professionnelle

La licence professionnelle est un diplôme national de niveau bac+3, délivré par les universités, conçu pour l'insertion directe dans l'emploi. Elle se distingue de la licence générale par sa finalité : elle ne prépare pas d'abord à une poursuite d'études, mais à un métier identifié.
Ce qui la caractérise
Trois éléments la définissent. Une spécialisation étroite, souvent construite avec les entreprises d'un secteur ou d'un bassin d'emploi. Une part importante d'enseignements assurés par des professionnels en activité. Et un stage long ou une alternance, qui occupe une fraction substantielle de l'année.
Le diplôme est enregistré au répertoire national des certifications professionnelles, ce qui garantit sa reconnaissance par les employeurs et son éligibilité aux dispositifs de financement de la formation.
À noter : la réforme des instituts universitaires de technologie a créé le bachelor universitaire de technologie, en 3 ans, qui a absorbé une partie des licences professionnelles proposées par ces instituts. Les deux coexistent selon les établissements.
À qui elle s'adresse
Aux titulaires d'un diplôme de niveau bac+2, brevet de technicien supérieur, diplôme universitaire de technologie, deuxième année de licence, qui souhaitent une professionnalisation immédiate.
Et aux adultes en reprise d'études, par la formation continue ou la validation des acquis de l'expérience. C'est une voie moins connue et particulièrement adaptée : un professionnel expérimenté peut faire valider une partie du diplôme au titre de son expérience.
L'alternance
C'est le format dominant, et il présente trois avantages décisifs. Les frais de scolarité sont pris en charge par l'entreprise ou l'opérateur de compétences ; l'alternant est rémunéré ; et il acquiert une expérience continue qui pèse considérablement au moment du recrutement.
Deux formes coexistent : le contrat d'apprentissage, jusqu'à un âge limite avec des exceptions, et le contrat de professionnalisation, ouvert plus largement. Les rythmes varient, une semaine sur deux, 3 jours sur deux, ou des périodes longues, et se choisissent selon le métier.
La difficulté réelle est de trouver l'entreprise : la recherche commence plusieurs mois avant la rentrée, et c'est elle qui conditionne l'inscription dans beaucoup de formations.

Les domaines
Le champ couvert est très large : gestion et comptabilité, commerce et distribution, ressources humaines, informatique et réseaux, industrie et maintenance, bâtiment et travaux publics, énergie et environnement, agroalimentaire, santé et social, tourisme, communication.
Le choix se fait moins sur l'intitulé que sur trois éléments vérifiables : la liste des entreprises partenaires, les métiers exercés par les diplômés des promotions précédentes, et le taux d'insertion à 6 mois, que les universités publient.
Poursuivre ou entrer dans l'emploi
La finalité affichée est l'insertion, et les taux d'emploi à 6 mois sont généralement élevés. La poursuite en master reste possible, mais elle n'est pas de droit : les masters sélectionnent, et privilégient souvent les licences générales, plus théoriques.
Ce point mérite d'être posé avant de s'engager. Pour qui vise un master ou une école, une licence générale ou une admission parallèle sont des chemins plus directs. Pour qui vise un métier précis à bac+3, la licence professionnelle est la voie la plus efficace du système français.